Modifier les horaires d'un salarié à temps partiel n'est jamais une simple opération de planning. L'employeur doit respecter un délai de prévenance qui varie selon que la modification est mineure ou substantielle, et selon les stipulations contractuelles.
Premier cas : une boutique de centre-ville souhaitait décaler le créneau du mercredi après-midi au jeudi matin. Le salarié travaillait 20 heures sur quatre demi-journées fixes. La modification touchait un seul jour mais conservait la même amplitude hebdomadaire. Nous avons formalisé une notification écrite avec un préavis de sept jours, conformément à l'usage contractuel.
Deuxième cas : un restaurant passait d'un service du soir à une coupure en milieu de journée, réduisant la plage continue de travail. Là, la modification était plus profonde. Nous avons opté pour un délai de quinze jours et une réunion préalable pour recueillir l'accord explicite.
Troisième cas : un refus catégorique du salarié. Sans accord, l'employeur ne peut pas imposer un changement substantiel. La médiation que j'ai animée a permis de trouver un compromis : maintien du jour fixe avec ajustement d'une heure de début, accepté par écrit par les deux parties.